Restauration du bâtiment nord de la Porterie
Monument
Situé, au cœur de la presqu’île de Jumièges que forme un méandre de la Seine, le manoir de la Vigne est connu pour être le lieu où mourut Agnès Sorel, célèbre favorite du roi Charles VII.
Un témoignage de l’Histoire médiévale normande
Propriété de l’abbaye de Jumièges fondée au VIIème siècle, le manoir a été construit en 1325 sur les terres exploitées par les moines depuis l’époque mérovingienne. Il a progressivement tenu une double vocation à la fois agricole et hôtelière. Les moines y pratiquaient en effet la viticulture et le logis principal est devenu le lieu d’accueil des hôtes de marque du monastère.
Tout au long des XIVème et XVème siècles, des personnages illustres s’y sont succédés, parmi lesquels des reines d’Angleterre et de France. En 1450, en pleine reconquête de la Normandie par Charles VII, sa favorite Agnès Sorel y a séjourné avant d’y mourir soudainement.
Affermé au XVIIème siècle puis vendu en bien national à la Révolution, le manoir est devenu une exploitation agricole et a subi de lourdes dégradations au fil des ans.
Domaine agricole et lieu de villégiature
Bordée de près et de vergers, la propriété était à l’origine ceinte d’un mur défensif dont il subsiste une tour, qui protégeait l’accès aux vignes, et la porterie, ensemble fortifié aujourd’hui en ruine qui commandait l’accès principal par une porte cochère et une porte piétonne encore visibles.
Au sud, le logis principal s’étend sur deux niveaux : un rez-de-chaussée utilitaire qui abrite un cellier, une grande salle et une chambre, tandis que l’étage noble comprend une vaste salle de réception, une chambre et une grande pièce de service (toutes munies de cheminées). Il est prolongé à l’est par une chapelle bâtie en 1345. Les fresques héraldiques encore visibles à l’intérieur témoignent du passé prestigieux de l’édifice.
Enfin, un puits, une petite dépendance et une grange en colombage clôturent l’ensemble côté nord.

Projet
Le projet vise à donner une nouvelle impulsion au manoir d’Agnès Sorel en exploitant les opportunités offertes par le site médiéval classé au titre des monuments historiques (dans sa totalité : constructions, sol et sous-sols) et idéalement situé sur la route des abbayes de la vallée de la Seine.
Dans la continuité des travaux de restauration et de sauvegarde du monument initiés en 1994, ce projet familial s’inscrit dans la durée afin de renouveler l’offre culturelle et, à terme, de développer une activité arboricole et touristique.
Concrètement, il comprend la rénovation totale de la porterie (charpente, toiture, maçonnerie) pour restituer la physionomie de la cour du manoir. Une fois achevés, ces travaux permettront d’accueillir le public dans de meilleures conditions (grande salle polyvalente, sanitaires, cuisine de service et gîte à l’étage) et d’étendre les activités culturelles (expositions à thème, concerts, conférences, etc.) qui se concentrent aujourd’hui dans le logis principal et la grange à colombage.
La création d’une pommeraie et d’un verger conservatoire afin de restituer la vocation agricole d’origine du site constituera la phase suivante du projet global.

Travaux
Les travaux de rénovation de la partie sud de la porterie arrivent à leur fin.
Dans le cadre du projet, l’effort porte désormais sur la restauration de la partie nord actuellement en ruine. L’objectif est de rendre à l’édifice sa façade à colombage, sa charpente et sa couverture :
- protection et mise en sécurité des vestiges classés au titre des monuments historiques ;
- rétablissement du clos couvert du bâtiment selon son dernier état connu.
Les travaux débuteront au cours du second semestre 2026, avec une fin des travaux de gros œuvre prévue fin 2027.
Qui sommes-nous
J’ai repris le flambeau avec mon mari, à la suite de mes parents qui avaient acquis la propriété en 1994 et initié le projet de restauration.
Après 30 années de lourds travaux pour redonner au site son allure d’antan, nous souhaitons désormais développer le potentiel du manoir en poursuivant la rénovation des bâtiments, en valorisant les espaces verts et en diversifiant les activités. C’est une ambition de longue haleine, qui prend racine dans l’attachement à ma région natale. Elle nous réunit autour d’une passion commune pour le patrimoine architectural et la nature que nous voudrions partager avec les visiteurs.
En m’appuyant sur l’expérience de mes parents, je prends plaisir à concevoir et suivre ce projet en famille, avec des professionnels de la restauration et du bâtiment. C’est une grande joie de pouvoir compter sur des artisans locaux d’une grande qualité et de mettre en valeur leur savoir-faire.
Salariée dans le secteur privé, j’ai eu la chance de pouvoir suivre parallèlement une formation professionnelle dans le domaine de l’arboriculture dans la perspective de développer un verger autour du manoir.
Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur monuments historiques privés ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.
Merci pour votre soutien qui permettra de faire connaître au plus grand nombre le Manoir d’Agnès Sorel et ses richesses !

