Restauration du clos couvert du logis
Monument
Très peu d’écrits ont été conservés à propos du château de la Chapelle-Bouëxic. La première référence que l’on peut trouver à ce sujet remonte à 1427, où l’on mentionne un manoir du nom de La Chapelle de Guignen ou du Tiercent, appartenant à la famille du même nom. En 1562, il appartient encore à la famille du Tiercent, mais à la fin du XVIème siècle, celle-ci est en déclin et le château passe entre les mains de la famille du Bouëxic, récemment anoblie.
Dès lors le château appartiendra à la famille du Bouëxic, dont il prendra alors le nom.
En 1680, Louis du Bouexic, Seigneur de Pinieux et de la Chapelle rend aveu au roi (déclaration écrite qu’un vassal doit donner au suzerain, ici le roi, lorsqu’il est en possession d’un fief) dans ces termes : « La maison seigneuriale de la Chapelle du Bouexic située en la paroisse de Guignen, diocèse de Saint-Malo, consistant en un grand corps-de-logis au bout duquel sont orangeries et galeries avec cour dans laquelle sont les écuries, remises de carrosses et ménageries, jardin au derrière de la maison, bois de haute futaie, promenoir, étang, canaux et fontaine au milieu du jardin, le tout en un tenant cerné de murailles ». De nombreux éléments donnés dans la description ci-dessus sont encore présents aujourd’hui.

En janvier 1790, le château est pillé et saccagé par plusieurs centaines de paysans des villages alentours qui attaquent le château dans le but de brûler les papiers seigneuriaux, afin de récupérer la propriété des terres.
L’attaque n’est pas sans dommage pour le château. Il passe alors dans les mains de la famille des Quesnel de la Morinière de 1806 à 1824, et puis dans celle de la famille de Menou à partir de 1824 qui l’occupera jusqu’en 1949. Depuis, et jusque récemment, le château est peu entretenu et se dégrade fortement, la propriété ayant été alors divisée en plusieurs entités, allant même jusqu’à cloisonner l’intérieur du château pour créer 4 habitations séparées. Certains de ces cloisonnements sont encore visibles actuellement.
Projet
Le projet concerne les aménagements extérieurs du château du Bouëxic, avec pour objectif principal la sauvegarde durable du bâti ancien, aujourd’hui fragilisé par une gestion insuffisante des eaux pluviales en pied de façade nord.
En l’absence de dispositif de collecte adapté, les eaux de toiture se concentrent au droit des maçonneries, générant des phénomènes d’humidité, de lessivage des joints et, à terme, des désordres structurels. Le projet propose de répondre à cette problématique par la mise en place d’un système cohérent de gestion des eaux à l’échelle du site, associant collecte, stockage et régulation des écoulements.
Ce dispositif repose sur la création de caniveaux en pied de façade, raccordés à un réseau enterré conduisant les eaux vers des cuves de récupération. Ces cuves, dimensionnées en fonction des surfaces de toiture, assurent à la fois un rôle de régulation hydraulique et de stockage. Elles permettent la réutilisation des eaux pour l’entretien des aménagements paysagers (jardins, verger, plantations), inscrivant le projet dans une logique de gestion raisonnée de la ressource et d’autonomie du site. Le système est complété par un exutoire maîtrisé vers le vivier, garantissant une évacuation contrôlée des excédents.
L’implantation de ces ouvrages en pied de talus s’accompagne de la reprise du mur de soutènement Est de la terrasse Sud, élément structurant du projet. Sa reconstruction permet d’assurer la stabilité des terres, d’intégrer les dispositifs hydrauliques dans des conditions pérennes et de redéfinir plus clairement les rapports entre le bâti et le terrain.
Le projet ne se limite pas à une réponse technique aux désordres hydrauliques, mais engage une recomposition différenciée des abords du château.
Au nord, qui constitue la façade principale d’accès, les aménagements visent à clarifier l’organisation des circulations et des entrées, aujourd’hui peu lisible pour les visiteurs. La reprise des terrasses, la création d’un parvis en pavés, la mise en place d’escaliers d’encavage permettent de structurer les cheminements.
Qui sommes-nous
Nous sommes Claire et Yves Madre, mariés et parents de 4 enfants. Après plusieurs décennies passées à l’étranger, nous avons souhaité revenir dans notre région d’origine pour nous lancer dans un nouveau défi : restaurer et faire vivre un lieu longtemps oublié.
Ce qui nous anime avant tout, c’est l’authenticité et la convivialité. Nous voulons que chaque personne qui franchisse nos portes se sente ici comme chez des amis, dans un cadre vrai, sans artifice.
Pour partager ce lieu avec vous, nous organisons des soirées dîner-enquête : une façon originale et détendue de passer une soirée ensemble, mêlant repas et jeu collectif, dans les salles du château.

© Margot Carte Photographie
Le domaine abrite également un verger de myrtilliers dont nous sommes fiers. Nous cultivons ces fruits nous-mêmes, dans le respect du lieu et des saisons.
Nous avançons pas à pas dans cette belle aventure, et c’est avec plaisir que nous vous accueillons pour la partager.
Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur monuments historiques privés ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.
