Restauration du clos couvert de l’aile XVIIIème de la porterie
Monument
Entre Beaune et Autun, à la frontière de la Côte-d’Or et de la Saône-et-Loire, le château de Morlet, ancienne seigneurie des Loges, domine un paysage vallonné typiquement bourguignon. Édifié au XIIIème siècle comme forteresse, il devient en 1244 la propriété de Guillaume de Loges et demeure dans sa famille jusqu’en 1627.
Au fil des siècles, il évolue d’une place forte médiévale vers un logis seigneurial Renaissance au XVIème siècle, avant de devenir un château noble sous la famille Morlet, à laquelle Louis XIV accorda le privilège de donner son nom au village.
Les familles Bouhier, de Vogüé puis de Louvencourt poursuivent son histoire jusqu’à l’époque contemporaine. Depuis 2012, la famille Debost mène une importante campagne de restauration afin de préserver et de transmettre ce patrimoine exceptionnel.
Aujourd’hui, les vestiges médiévaux – fossés, tour maîtresse et pigeonnier – côtoient l’élégance de la Renaissance, illustrée par la Porterie et ses remarquables mascarons en albâtre. Inscrit au titre des monuments historiques, le château de Morlet témoigne de près de huit siècles d’histoire, d’architecture et d’art de vivre en Bourgogne.
Projet
Notre ambition dépasse la seule restauration d’un monument historique. Nous souhaitons redonner au château de Morlet une véritable fonction culturelle, patrimoniale et touristique, au service de son territoire.

Depuis plusieurs années, le château est progressivement ouvert au public à travers des visites guidées, les Journées européennes du patrimoine, des manifestations culturelles et des événements privés. Chaque visite permet de faire découvrir l’histoire du lieu, les métiers du patrimoine et les choix de restauration réalisés dans le respect des techniques anciennes.
Le projet bénéficie de l’accompagnement de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), de notre architecte du patrimoine, d’historiens, d’entreprises spécialisées et de nombreux artisans d’art. Il contribue également à soutenir l’économie locale en faisant travailler des entreprises régionales reconnues pour leur savoir-faire.
À terme, notre objectif est de faire du château un lieu vivant où patrimoine, culture, transmission et tourisme durable se complètent harmonieusement. Les espaces restaurés permettront d’accueillir davantage de visiteurs, des scolaires, des associations, des conférences, des expositions et des animations valorisant l’histoire locale.
Chaque étape de restauration constitue également une formidable occasion de sensibiliser le public à la sauvegarde du patrimoine. Soutenir le château de Morlet, c’est participer à la renaissance d’un monument historique, préserver des savoir-faire d’excellence et contribuer au développement culturel et économique d’un territoire rural.
Travaux
Depuis 2013, la restauration du château de Morlet s’inscrit dans un ambitieux programme de sauvegarde conduit par notre famille. Réalisé principalement grâce à notre autofinancement, complété par quelques aides publiques, ce projet poursuit un objectif clair : préserver un monument historique remarquable, lui restituer son authenticité architecturale et l’ouvrir progressivement au public.
Entre 2015 et 2025, plus de 696 000 € ont déjà été investis sur nos fonds propres. Les premières phases ont permis de sauver les parties les plus menacées : consolidation des fondations de la porterie, restauration des bossages Renaissance, réfection des couvertures, confortement des maçonneries, restauration ou reconstruction à l’identique des menuiseries du XVIème siècle, renforcement des charpentes, reconstruction de murs et restauration de plusieurs ouvrages patrimoniaux.
Aujourd’hui, une nouvelle étape est devenue urgente. Les façades de la porterie perdent leurs enduits protecteurs, exposant les maçonneries aux intempéries. Les infiltrations d’eau dégradent progressivement les planchers, les décors intérieurs et les cheminées sculptées.
L’aile médiévale, reconstruite au XVIIIème siècle et connue sous le nom de « maison du fermier », présente des désordres structurels majeurs : planchers fortement affaissés, fissures importantes, linteaux rompus et façades fragilisées. Une partie du bâtiment s’est déjà effondrée en 1982 ; sans intervention rapide, son avenir est aujourd’hui menacé.
La chapelle du XIXème siècle, ornée d’un remarquable décor peint, souffre également d’infiltrations, tandis que le four médiéval voit sa voûte s’affaisser et ses sols en tomettes se désolidariser.

Le soutien des mécènes permettra d’engager cette quatrième phase décisive et de préserver durablement un patrimoine exceptionnel, afin qu’il puisse continuer à transmettre son histoire aux générations futures.
Qui sommes-nous
Nous avons acquis le château de Morlet en 2012 au sein d’une SCI familiale réunissant mon épouse, nos trois fils et moi-même. Plus qu’un investissement, ce fut un véritable choix de vie.

Originaires de Bourgogne, nos parcours professionnels nous ont conduits à vivre dans plusieurs régions de France. Nous avons souhaité revenir sur notre terre d’origine pour y construire un projet familial durable : restaurer, comprendre, habiter et transmettre un monument chargé de près de huit siècles d’histoire.
Mon attachement au patrimoine est profondément ancré dans mon histoire personnelle. Je suis né dans un ancien prieuré, toujours propriété de ma famille. Grandir dans ce lieu m’a transmis le respect de la pierre ancienne, de ceux qui l’ont bâtie et de la responsabilité de la transmettre. Aujourd’hui, nos enfants, leurs épouses et nos petits-enfants partagent cette aventure qui rassemble désormais d’autres générations.
Avant d’entreprendre les premiers travaux, nous avons consacré près d’une année à l’étude historique du château avec notre architecte du patrimoine, une historienne et les services de la DRAC. Cette recherche a permis de comprendre l’évolution du monument et d’établir un programme de restauration fidèle à son histoire.
Notre plus belle récompense est aujourd’hui de voir les visiteurs s’émerveiller devant ce patrimoine retrouvé, notamment lors de la découverte des 44 mascarons Renaissance en albâtre rose, révélés au cours des travaux. Notre engagement est guidé par une conviction simple : un monument historique ne se possède jamais vraiment, il se protège et se transmet.

Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur monuments historiques privés ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.
Les mécènes seront pleinement associés à la renaissance du château de Morlet, dans le respect des dispositions légales applicables au mécénat.
Selon le niveau de leur soutien, ils pourront bénéficier de visites privées du château et du chantier de restauration, de rencontres privilégiées avec les propriétaires et les intervenants du projet, d’une invitation aux inaugurations des nouvelles phases de travaux ainsi que d’une mention de leur contribution sur les supports de communication du projet, s’ils le souhaitent.
Des photographies d’art du château, des reproductions de documents historiques ou des moulages réalisés à partir de certains éléments architecturaux remarquables pourront également être proposés en remerciement.
Pour les entreprises mécènes, il sera possible d’organiser des visites ou des réceptions dans les espaces restaurés, dans le respect des règles encadrant le mécénat et de la préservation du monument.
Au-delà de ces contreparties, chaque donateur devient un véritable acteur de la sauvegarde d’un patrimoine exceptionnel. Son soutien contribue directement à préserver un témoin de huit siècles d’histoire et à transmettre ce bien commun aux générations futures.
Ils nous soutiennent

