Monument
Le château de la Motte-Basse se trouverait sur une ancienne motte féodale, dite « la Motte-Basse ».
Ce domaine de la famille LE MINTIER, qui disposait du droit de haute, basse et moyenne justice sur les terres relevant de sa juridiction, permettait également depuis cette motte castrale de surveiller l’Arguenon, fleuve qui nait sur la commune du Gouray, dont l’embouchure se trouve sur la commune de Créhen et qui marquait à l’époque féodale la limite entre les territoires du Penthièvre et du Poudouvre.
La Motte-Basse comprend un ensemble de bâtiments clos de murs, avec la maison principale en son centre, la résidence du chapelain et 3 bâtiments à usage agricole ou de remise (ancienne cuisine du château et lieux de stockage), un étang maçonné et un vivier, un potager et sa fontaine du XVème siècle, ainsi qu’une chapelle du XVIIème siècle, l’enfeu familial datant d’avant la Révolution. Une iconographie et un diagnostic de la chapelle ont été réalisés en 2020 par Marie LENNON, Architecte du Patrimoine.
La description du premier château, donnée sur la notice patrimoniale du recensement des Monuments Historiques du Ministère de la Culture, mentionne une grande maison de pierre et de terre, avec deux tours, entourée d’eau. Les seigneurs des lieux sont alors la famille de la Motte.
En 1460, Marie DE LA MOTTE, fille de Léonard DE LA MOTTE , seigneur de la Motte-Basse, épouse Pierre LE MINTIER, écuyer, seigneur de la Ville Esion. De cette union naissent 4 enfants, dont Pierre 2ème du nom, l’ainé, qui devient au début du XVIème siècle seigneur de la Ville Esion et de la Motte-Basse.
C’est donc à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle que le château passe aux mains de la famille Le MINTIER, par cette alliance avec Marie de la Motte. Les armes de la famille sont « de gueules à la croix engreslée d’argent » et « d’azur fretté d’argent de six pièces » et dont la devise est « Tout ou rien », retrouvée également sous la forme « Dieu est mon tout ».
Le site de la Motte Basse fait l’objet d’un arrêté de protection au titre des Monuments Historiques :
– Arrêté du 03/06/1975 – Portant sur l’inscription au titre des Monuments Historiques des façades et toitures du corps central du château, du pavillon situé près du bois (dit logis du chapelain) et des deux pavillons en bordure de parc (granges), et de la chapelle en totalité. Une extension de la protection est en cours.

Projet
Nous souhaitons transformer le château de la Motte-Basse en un bien commun, vivant, dédié à la préservation de la biodiversité, à la promotion d’une agriculture raisonnée et à la transmission des savoirs patrimoniaux.
D’ici vingt ans, nous aimerions que ce domaine familial soit reconnu comme :
1. un écosystème modèle en matière de biodiversité et d’agriculture raisonnée ;
2. un pôle de recherche appliquée en lien avec les universités, les écoles d’agronomie ou d’écologie et les entrepreneurs ;
3. un centre de formation et de transmission des savoir-faire agricoles, patrimoniaux et culturels.
Le château de la Motte-Basse ne serait plus seulement un lieu d’accueil pour la famille et pour tous ceux désireux de s’intéresser à un patrimoine familial, mais un territoire de référence.
A partir de ce qui existe ou qui pourrait être développé, nous avons identifié les pôles d’activités suivants :
- Un pôle immobilier développant les locations saisonnières ou de longue durée, mais aussi des événements ouverts au public (séminaire, expositions,…), via le site lamottebasse.bzh et les différentes plateformes en ligne (airbnb, booking,…) utilisées aujourd’hui par le domaine ;
- Un pôle agricole et apicole, à développer au sein de la ferme Notre Dame de Paix (AB), valorisant au mieux et en direct les productions actuelles végétales (blés anciens, sarrasins diversifiés) et animales (agneaux de lait, races anciennes, miel, cires, fleurs,…) ;
- Un pôle conseils, formation, recherche et innovation autour de l’Institut AR MELL et du Vivant ;
Chaque décision doit préserver et enrichir ce qui sera transmis aux générations suivantes.
Sols, eau, biodiversité et paysages sont considérés comme un patrimoine ancien et diversifié à protéger. Former, ouvrir et diffuser les connaissances pour créer de la richesse localement, ensemble avec le territoire.
Travaux
Le programme des travaux est construit actuellement à partir de trois bâtiments distincts, constitutifs du domaine de la Motte-Basse, selon un degré d’urgence décroissant :
- Restauration de la partie droite de la toiture de la grange comprenant les écuries, un garage et une remise ;
- Remplacement à l’identique d’une partie des huisseries du corps central du château (petit salon) ;
- Première phase de restauration des extérieurs de la chapelle, avec la création et la pose d’un nouveau vitrail (pignon Est, supportant le clocher) et le remplacement à l’identique de deux dalles funéraires.
Les travaux devraient débuter fin 2027 / début 2028 selon les fonds récoltés, les accords des partenaires (DRAC, mécènes entreprises,…) et le calendrier des entreprises retenues.
Qui sommes-nous
Je représente la 23ème génération, porteuse du nom, et habitant ce château familial.
Après une grande partie de ma vie à travailler dans l’industrie, à l’étranger, puis dans l’enseignement et la recherche en France, je décide au début des années 2000 de reprendre la ferme qui cultive les terres entourant le château à partir de la notion du paysan qui paysage.
Dans le futur, je souhaite poursuivre les premières actions entreprises dès 2016, au décès de mon père, pour développer la dynamique de flux entrants et de création de valeur pour assurer l’autonomie financière du domaine :
- ouvrir largement au public en saison (de juin à septembre), à partir des activités mises en œuvre : visites guidées ou en autonomie des extérieurs, expositions photos, activités de formations agricoles et apicoles, accueil de jeunes en insertion ;
- augmenter la capacité d’accueil sur place et développer d’autres gîtes, salles de réunion et de formation ;
- faire de ce lieu un espace d’expérimentations scientifiques autour du Vivant, en impliquant les acteurs économiques, de la société civile, du public, de l’enseignement et de la recherche ;
- poursuivre l’aventure familiale en approfondissant l’histoire du lieu et de ses occupants, pour le mettre à la disposition des jeunes générations.
Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur monuments historiques privés ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.


