Restauration du château
Monument
Depuis près de mille ans, le château de Combourg domine l’étang et la ville qui porte son nom. Forteresse dressée pour protéger la cathédrale de Dol, les terres alentour et la Bretagne, ses murs de granite ont traversé les siècles.
Propriété successive des seigneurs de Dol, des Coëtquen et des Chateaubriand, le château se compose de quatre tours massives reliées par des courtines, et conserve un mobilier et des décors intérieurs remarquables. Il est aujourd’hui classé Monument Historique, habité, meublé et ouvert au public.
Considéré en littérature française comme le berceau du Romantisme, François-René de Chateaubriand y vécut son enfance et une partie de son adolescence.
« C’est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis. »
Mémoires d’outre-tombe
De cette expérience est né le romantisme en France. Pour beaucoup, c’est ici qu’il trouve l’une de ses sources les plus profondes. Depuis lors, le château est devenu un lieu de mémoire et d’inspiration, visité chaque année par plus de 50 000 personnes.
Pillé pendant la Révolution, abandonné pendant près d’un siècle, restauré en 1875 sous l’influence d’Eugène Viollet-le-Duc pour transformer une forteresse militaire en demeure familiale pour une famille du XIXème, hôpital militaire en 1914, occupé pendant 3 années pendant la Seconde Guerre mondiale, Combourg a connu toutes les épreuves. Il est resté debout.
Projet

Le château de Combourg est à la fois un Monument Historique classé, une demeure familiale habitée par les descendants de Chateaubriand et un site culturel vivant. Sa vocation est patrimoniale, culturelle et mémorielle.
L’ouverture au public permet de faire vivre le lieu, de créer des emplois et d’assurer son entretien quotidien. Elle ne suffit pas, en revanche, à financer les restaurations lourdes qu’exige sa conservation.
Le château s’inscrit dans un programme de restauration pluriannuel conduit en lien avec les propriétaires, l’architecte du patrimoine Stanislas Coudière et son équipe, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) de Bretagne et la Région Bretagne. Ce programme vise à maintenir l’intégrité architecturale de l’édifice et à le transmettre aux générations futures dans le meilleur état possible.
Combourg n’est pas seulement un monument. Il est un repère. Il rappelle d’où nous venons. Entretenir ces lieux, c’est préserver notre histoire et le lien entre les générations.
La DRAC et la Région ont accompagné ces restaurations au cours des dernières décennies. Mais aujourd’hui, les moyens publics se réduisent, tandis que les besoins restent colossaux. La poursuite de ce travail dépend aussi du soutien de mécènes et de donateurs privés.
Entretenir nos racines, c’est assurer notre avenir!
Travaux
Les études récentes ont mis en évidence des désordres très importants : infiltrations d’eau, charpente attaquée par la mérule, fragilisation de certains éléments porteurs et altération de décors. Les travaux engagés en 2026 ont pour objectif de stopper une partie ces dégradations et de stabiliser durablement l’édifice.

Trois zones d’intervention prioritaires ont été identifiées :
- ① Faux-grenier du Grand Escalier — Restauration de la charpente, réfection de la couverture, traitement fongique contre la mérule, restauration des cheminées.
- ② Chemin de ronde Est — Reprise complète de l’étanchéité, infiltrations actives à stopper.
- ③ Courtine Sud — Mesure conservatoire d’urgence sur la charpente, risque d’affaissement du plafond de la chambre dite La Rochetaillée.
Ces travaux s’inscrivent dans un programme global de restauration estimé à plus de 2 000 000 € d’ici 2030. Depuis l’an 2000, plus de vingt chantiers successifs ont déjà été menés : couvertures des tours, restauration des décors peints sur les murs, des vitraux, salons, chapelle, la bibliothèque, … 2,5 millions ont déjà été investis ces 20 dernières années.
Le montant de la tranche 2026 est de 512 362 € TTC. La fin des travaux est prévue au deuxième semestre 2026.
Qui sommes-nous
Le château de Combourg appartient à la même famille depuis près de deux siècles, par descendance directe de Chateaubriand. Il est aujourd’hui géré à plein temps par ses propriétaires, qui en assurent la direction, l’ouverture au public et le suivi des travaux de restauration.
Hériter d’un tel lieu est une responsabilité autant qu’un privilège. Le château n’est pas un musée figé : c’est une demeure vivante, habitée, ouverte sur son territoire et sur son histoire.
La restauration n’est pas un projet ponctuel. C’est un engagement permanent, conduit depuis plus de vingt-cinq ans en étroite collaboration avec les architectes du patrimoine et la DRAC de Bretagne. Chaque année apporte son lot de chantiers, de diagnostics, de décisions difficiles entre urgence et priorité.
Faire appel au mécénat, c’est reconnaître que la conservation du patrimoine est un bien commun et que sa transmission dépend aussi de la générosité de celles et ceux qui y croient.
Pendant des siècles, le château de Combourg a protégé la Bretagne. Aujourd’hui, c’est à nous de le protéger du temps.
Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur monuments historiques privés ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.
À l’issue du chantier, l’ensemble des mécènes sera invité à une visite privée du château, en présence des propriétaires et de l’architecte du patrimoine ayant conduit les travaux.

Ils nous soutiennent


