Restauration de la toiture de la tour ronde du XVème siècle
Monument
La forteresse de Largoët se situe à Elven, dans le Morbihan, à une quinzaine de kilomètres de Vannes et au cœur d’un massif forestier qui contrôlait autrefois les voies entre l’intérieur de la Bretagne et le littoral.
La première phase de construction remonte au XIIème siècle, avec l’édification d’un château fort appartenant à la famille de Malestroit. Le site connaît cependant son développement majeur au XIVème siècle sous l’impulsion de Jean II de Chateaugiron-Malestroit, grande figure de la noblesse bretonne. C’est à cette époque qu’est construit le monumental donjon octogonal, haut de 52 mètres, considéré comme l’une des plus hautes tours médiévales conservées en France. Aux XVème et XVIème siècles, la forteresse est complétée par des logis, courtines, tours de défense et ouvrages adaptés à l’évolution de l’art militaire.
Nicolas Fouquet achète Largoët en 1656 et sa veuve s’en sépare en 1686. Sans depuis jamais être vendu, Largoët passe entre plusieurs familles bretonnes avant d’être progressivement abandonnée à partir du XVIIème siècle. Le site échappe néanmoins au démantèlement complet et conserve aujourd’hui des vestiges exceptionnels.
La forteresse s’inscrit pleinement dans l’histoire du duché de Bretagne et des tensions politiques de la fin du Moyen Âge. Elle témoigne du pouvoir des grands seigneurs bretons à une période où la Bretagne cherchait à préserver son indépendance face au royaume de France.
Parmi les éléments les plus remarquables figurent le donjon, le châtelet d’entrée, des courtines et des tours d’angle, un magnifique pignon de chapelle, ainsi que l’intégration du monument dans un environnement forestier préservé. Largoët présente également des spécificités architecturales rares, notamment sa tour en forme de fer à cheval conçue pour améliorer la défense contre l’artillerie naissante.
Projet
Le projet porté à la forteresse de Largoët vise à préserver, restaurer et transmettre un site emblématique du patrimoine médiéval breton tout en développant son ouverture au public. La vocation du monument est à la fois patrimoniale, culturelle et pédagogique.
Le site accueille des visiteurs individuels, des familles, des groupes scolaires ainsi que des associations culturelles. Les actions engagées cherchent à rendre accessible l’histoire de la forteresse et du duché de Bretagne à travers des visites, des supports d’interprétation, des animations historiques et des projets de médiation adaptés à différents publics.
Un important travail est mené autour de la conservation des vestiges, confrontés notamment aux problématiques structurelles et biologiques propres aux monuments anciens, comme la mérule ou la fragilité des maçonneries médiévales. Les interventions de restauration s’inscrivent dans le respect des exigences liées au classement du monument historique.
Le projet comprend également le développement d’outils pédagogiques et de panneaux explicatifs consacrés à l’histoire du site, à l’architecture militaire médiévale et à la préservation du patrimoine. L’objectif est de mieux faire comprendre au public les enjeux historiques, techniques et humains liés à la sauvegarde d’un monument de cette importance.
La forteresse s’inscrit dans un réseau d’acteurs publics et privés mobilisés autour de la valorisation du patrimoine breton. Le projet bénéficie de l’accompagnement des services de l’État en charge des monuments historiques, ainsi que de collaborations ponctuelles avec des collectivités territoriales et des associations.
À travers ces actions, la forteresse de Largoët cherche à concilier sauvegarde patrimoniale, transmission culturelle et ancrage territorial, en faisant du site un lieu vivant de découverte et de sensibilisation à l’histoire médiévale bretonne.

Travaux
Le programme de restauration engagé à la forteresse de Largoët s’inscrit dans une démarche globale de sauvegarde et de transmission durable du monument. Face aux dégradations naturelles d’un site médiéval exposé depuis plusieurs siècles aux intempéries, les travaux ont été organisés selon un ordre de priorité visant à préserver les structures les plus vulnérables.
La première phase, qui fait l’objet de la présente collecte, concerne la réfection de la toiture de la tour ronde, élément essentiel pour protéger les maçonneries et limiter les infiltrations d’eau qui fragilisent l’ensemble de l’édifice. Cette intervention constitue une étape indispensable avant d’engager les restaurations plus lourdes.

Le programme prévoit ensuite une importante campagne de travaux consacrée au donjon ainsi qu’à la reprise de l’ensemble des maçonneries défectueuses de la forteresse. Ces interventions porteront notamment sur la consolidation des structures, la restauration des parements en pierre, et la sécurisation des zones fragilisées. Le montant estimé de cette phase s’élève à environ 700 000 euros.
Ce chantier s’inscrit dans un projet global de restauration étalé au mieux sur cinq à six années de travaux continus. L’objectif est d’assurer une sauvegarde cohérente du monument tout en maintenant son ouverture au public et la valorisation de son histoire.
À plus long terme, les travaux concerneront également les éléments périphériques de la forteresse, qui participent pleinement à la compréhension historique et paysagère du site : le mur d’enceinte du XIIIème siècle, les abords de l’étang ainsi que la chapelle. Cette approche permet de restaurer non seulement les bâtiments principaux, mais aussi l’ensemble de l’environnement architectural et défensif qui fait l’identité de Largoët.
Qui sommes-nous
Je suis aujourd’hui l’unique propriétaire de la forteresse de Largoët et porte seul la responsabilité de sa gestion, de sa préservation et de son développement. Reprendre un monument historique de cette ampleur représente un engagement personnel considérable, à la fois humain, financier et patrimonial.
Avant moi, mes parents ont consacré près de trente années à faire vivre la forteresse et à en assurer la sauvegarde du mieux possible, avec les moyens dont ils disposaient. Leur travail a permis au site de rester ouvert au public et d’être transmis dans un état qui rend aujourd’hui possible la poursuite d’un véritable projet de restauration à long terme.
La décision de reprendre Largoët ne s’est pas faite à la légère. Elle repose sur une conviction profonde : celle qu’un monument aussi emblématique du patrimoine breton mérite d’être préservé et transmis aux générations futures. Mais cette aventure ne pourrait exister sans le soutien et l’accord de ma femme. Il est essentiel pour nous de préserver un équilibre familial malgré les exigences permanentes qu’implique la gestion quotidienne d’un monument historique.
Au-delà des travaux et des enjeux techniques, il y a aussi une dimension profondément humaine dans ce projet. La forteresse demande une présence constante, des choix de long terme et une grande capacité d’adaptation face aux contraintes patrimoniales, économiques et environnementales.
Mon ambition est de poursuivre la sauvegarde de Largoët avec sérieux et humilité, en respectant l’histoire du lieu tout en lui redonnant progressivement les moyens d’être pleinement compris, visité et transmis. Derrière les pierres de la forteresse, il y a aussi une histoire familiale et un engagement personnel fort au service du patrimoine.
Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur monuments historiques privés ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.

Afin de remercier les mécènes participant à la restauration de la couverture de la tour ronde, plusieurs contreparties symboliques pourront être proposées dans le respect du cadre légal du mécénat. Parmi elles, la remise d’anciennes ardoises issues du chantier, accompagnées d’un certificat d’origine et personnalisées au nom du mécène, constituera un lien concret et durable avec l’histoire de la forteresse. Des visites privilégiées du chantier, des rencontres avec les artisans, ainsi que des mentions de remerciement pourront également être proposées selon le niveau de soutien apporté au projet.