Restauration du clos couvert du bâtiment annexe au manoir du Colombier
Monument

Un bâtiment annexe du manoir du Colombier, inscrit au titre des monuments historiques, présente un risque d’effondrement et nécessite « une opération sanitaire d’urgence » pour assurer sa sauvegarde.
Le manoir du Colombier est un relais de chasse fortifié en 1450 qui a été remanié au XVIIème siècle en résidence d’un parlementaire Breton. Son parc dessiné au XVIIIème siècle dispose d’un étang, d’espèces tropicales et d’arbres centenaires. Il a été labélisé Jardin remarquable en 2009. Le parc, la chapelle et une partie du manoir sont ouverts au public toute l’année. Une résidence d’artiste est en cours de création.
Projet
« Viens cultiver ton talent dans un lieu inspirant » est la devise du projet mené au manoir du Colombier. »
L’objectif est de donner une nouvelle dynamique à l’association culturelle « vivre au Colombier », créée en 2017 et dont l’objet est l’organisation de séminaires, stages, expositions sur l’ensemble du site inscrit au titre des monuments historiques, en partenariat avec les acteurs locaux dans les domaines de l’art et de l’artisanat (travail en équipe, savoir-faire et savoir être, formation, créations, rencontres, échanges).
L’esprit du projet puise son inspiration dans la figure de la fée Mélusine, dont une représentation en granite est sculptée sur le fronton du manoir. Mélusine incarnait au XVème siècle les vertus de fidélité, fécondité et créativité.
Travaux
D’après les recommandations de l’architecte du patrimoine M. Dominique Bonnot établi à Saint-Brieuc (22), formulées en conclusion du diagnostic établi en décembre 2024 et validées par l’architecte des bâtiments de France en mars 2025, il y a urgence à agir sur la couverture du bâtiment pour rétablir son étanchéité : non seulement les ardoises et crochets sont en fin de vie, mais le diagnostic souligne également une érosion inquiétante des têtes de poutres (fermes de charpente) et de leurs appuis sur les murs du bâtiment. Au bilan, le risque de chute d’éléments de charpente condamne aujourd’hui l’accès au bâtiment.
Les entreprises engagées sont constituées d’une équipe soudée d’artisans locaux animés par l’esprit des bâtisseurs des monuments historiques : maçonnerie traditionnelle (Eric Macé) , charpentage (Noel Camard , Le bois dans l’âme), couverture traditionnelle (Emmanuel Gillouaye) sous la maitrise d’œuvre de M Dominique Bonnot, architecte du patrimoine, et en collaboration avec la DRAC. Le permis de construire a été signé en septembre 2025. Le chantier va commencer en décembre 2025 et sera livré à l’été 2026.

Phase 1 : dépose des éléments de charpente et de couverture
Phase 2 : renforcement des maçonneries
Phase 3 : remplacement des fermes de charpente et couverture neuve
Phase 4 : jointage à la chaux des surfaces extérieures
L’estimation initiale du coût des travaux (280 000 €) dépasse les capacités de financement du propriétaire, qui sollicite un co-financement des travaux en complément de sa part d’autofinancement et des subventions publiques (DRAC et région Bretagne), en cours de demande.

Qui sommes-nous ?
Nourris par leurs racines culturelles bretonnes et inspirés par leurs périodes de vie passées en Ecosse, en Polynésie et en Inde, Bertrand de Lorgeril et son épouse Corinne souhaitent que le Colombier devienne un lieu inspirant, propice à la culture des talents, au profit des jeunes et des moins jeunes.
Ancien marin, éducateur BAFD, auteur de carnets de voyage, Bertrand est un des descendants du chevalier Eonnet Visdelou qui a fait bâtir le manoir. Il est impliqué dans la vie locale en tant que pompier volontaire. Descendante de la famille de Jules Verne, Corinne est violoncelliste et coach de yoga. Ils ont repris ensemble la gestion du domaine en 2017.
Tournés vers la jeunesse, ils ont créé avec leurs enfants l’association «vivre au Colombier » qui organise des séjours de vacances en langue anglaise pour collégiens.
Contreparties
En application de la réglementation en vigueur, les dons versés dans le cadre d’une opération de mécénat affecté à des travaux sur un monument historique privé ouvrent droit à une réduction d’impôt :
- Pour les particuliers : 66 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Pour les entreprises : 60 % du montant du don vient en réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 20 000 € ou de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel lorsque ce dernier montant est plus élevé.
L’éventuel excédent est reportable pendant cinq ans.
En plus de la réduction d’impôt, les entreprises mécènes verront leur logo affiché sur nos supports de communication.